Quelle est la différence entre la tour Eiffel et la tour Montparnasse ? Dans le ciel de Paris, on ne voit qu’elles car toutes les deux attirent l’attention. Pourtant, l’une fait le rayonnement de la France et l’autre pas.
Attirer l’attention, c’est l’art être vu et entendu. C’est savoir se faire remarquer.
Rayonner, c’est être observé et écouté. C’est avoir du charme, du charisme, du pouvoir. C’est avoir de l’influence sur le reste du monde.
Aujourd’hui, plus aucun individu n’est capable d’accorder son attention à tous les messages qu’il reçoit. On disait déjà avant l’arrivée d’Internet que l’espace de communication était saturé au point qu’un consommateur ne pouvait retenir qu’un très faible pourcentage des milliers de messages publicitaires auquel il était quotidiennement exposé.
Nous voilà 30 ans et des milliards de messages publicitaires plus tard : l’attention du public est devenue l’une des ressources les plus disputées de notre époque. Dans l’inextricable surplus d’informations, chacun cherche timidement ses repères, ses idoles, ses sources de lumière, en un mot : ses icônes.
Attirer l’attention permet de se faire connaître. Rayonner permet de rester célèbre. Une marque qui rayonne, c’est une marque qui parvient à fédérer un public sur le long terme. C’est une marque qui a une âme unique, une culture bien à elle.
Je crains que trop de d’entreprises oublient la différence entre les deux. L’attention du consommateur est un moyen et pas une fin. Rien ne sert d’attirer l’attention s’il n’y a pas de substance derrière, si votre discours ressemble à celui des autres, si votre identité est une coquille vide. Google et Apple me semblent être de bons exemples de marques qui, malgré leur défauts respectifs, ont une véritable culture du rayonnement.
Je pense que les individus et les marques qui sauront rayonner, et pas seulement attirer l’attention, auront de bonnes chances de devenir les icônes de leur époque.



